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B2🏛️ Histoire 280 mots 9 min

La mémoire de la Shoah en Italie

La memoria della Shoah

L'Italia ha le sue responsabilità e le sue vittime nella Shoah. Una memoria difficile, che oggi si lavora per mantenere viva.

Le texte

🇮🇹 Italien
L'Italia ha un rapporto complicato con la Shoah. Sotto il fascismo, nel 1938, furono approvate le leggi razziali. Gli ebrei italiani, circa quarantacinquemila persone, persero diritti fondamentali: non potevano più insegnare, lavorare nell'amministrazione, sposarsi con non-ebrei. Molti furono costretti ad emigrare. Ma la persecuzione più dura venne dopo il 1943. Quando l'Italia firmò l'armistizio con gli Alleati, i nazisti occuparono il Centro-Nord. I rastrellamenti cominciarono. A Roma, il sedici ottobre 1943, oltre mille ebrei furono deportati dal ghetto. Solo sedici tornarono. In totale, circa ottomila ebrei italiani furono uccisi nei campi di sterminio. Ma ci fu anche un'altra Italia. Migliaia di cittadini comuni — preti, suore, famiglie, partigiani — nascosero ebrei nelle loro case. A rischio della loro vita. Senza questa solidarietà, le vittime sarebbero state molte di più. Dopo la guerra, il tema fu a lungo rimosso. Primo Levi parlava ma pochi ascoltavano veramente. Solo negli anni Settanta e Ottanta la Shoah entrò davvero nella coscienza nazionale. Oggi l'Italia ha una forte cultura della memoria. La Giornata della Memoria, il ventisette gennaio, è fissata per legge dal duemila. Ogni anno cerimonie ufficiali nelle scuole, in Parlamento, al Quirinale. Le « pietre d'inciampo » (piccole pietre di ottone con i nomi dei deportati) sono poste davanti alle case dove vivevano. Oggi ce ne sono oltre mille in Italia. Liliana Segre, sopravvissuta di Auschwitz, è stata nominata senatrice a vita nel 2018. Il suo messaggio ai giovani: « Sono una bambina di ottant'anni, vi parlo di quello che non vorrei sia mai successo ». Non dimenticare è un dovere.
🇫🇷 Traduction
L'Italie a une relation compliquée avec la Shoah. Sous le fascisme, en 1938, furent approuvées les lois raciales. Les Juifs italiens, environ quarante-cinq mille personnes, perdirent des droits fondamentaux : ils ne pouvaient plus enseigner, travailler dans l'administration, se marier avec des non-Juifs. Beaucoup furent contraints d'émigrer. Mais la persécution la plus dure vint après 1943. Quand l'Italie signa l'armistice avec les Alliés, les nazis occupèrent le Centre-Nord. Les rafles commencèrent. À Rome, le 16 octobre 1943, plus de mille Juifs furent déportés du ghetto. Seulement seize rentrèrent. Au total, environ huit mille Juifs italiens furent tués dans les camps d'extermination. Mais il y eut aussi une autre Italie. Des milliers de citoyens ordinaires — prêtres, religieuses, familles, partisans — cachèrent des Juifs dans leurs maisons. Au péril de leur vie. Sans cette solidarité, les victimes auraient été beaucoup plus nombreuses. Après la guerre, le thème fut longtemps refoulé. Primo Levi parlait mais peu écoutaient vraiment. Seulement dans les années 70 et 80 la Shoah entra vraiment dans la conscience nationale. Aujourd'hui l'Italie a une forte culture de la mémoire. La Journée de la Mémoire, le 27 janvier, est fixée par loi depuis 2000. Chaque année des cérémonies officielles dans les écoles, au Parlement, au Quirinal. Les « pietre d'inciampo » (petites pierres de laiton avec les noms des déportés) sont posées devant les maisons où ils vivaient. Aujourd'hui il y en a plus de mille en Italie. Liliana Segre, survivante d'Auschwitz, a été nommée sénatrice à vie en 2018. Son message aux jeunes : « Je suis une petite fille de quatre-vingts ans, je vous parle de ce que je ne voudrais jamais avoir vécu ». Ne pas oublier est un devoir.

Vocabulaire-clé

la Shoah(f)
la Shoah
le leggi razziali(f)
les lois raciales
l'ebreo(m)
le Juif
perdere diritti
perdre des droits
costretto
contraint
la persecuzione(f)
la persécution
il rastrellamento(m)
la rafle
il ghetto(m)
le ghetto
deportare
déporter
il campo di sterminio(m)
le camp d'extermination
la suora(f)
la religieuse
nascondere
cacher
a rischio
au péril
la solidarietà(f)
la solidarité
rimosso
refoulé
la coscienza nazionale(f)
la conscience nationale
la pietra d'inciampo(f)
pierre de souvenir
l'ottone(m)
le laiton
il sopravvissuto(m)
le survivant
senatore a vita
sénateur à vie

Exercices de compréhension

  1. Question 1 · Choix multiple

    Quando furono approvate le leggi razziali?

    • A. 1928
    • B. 1938
    • C. 1943
    • D. 1948
    Voir la réponse
    Réponse : 1938
  2. Question 2 · Choix multiple

    Quanti ebrei tornarono dopo il rastrellamento di Roma?

    • A. Tutti
    • B. Meta'
    • C. Sedici
    • D. Nessuno
    Voir la réponse
    Réponse : Sedici
  3. Question 3 · Vrai/Faux

    La Giornata della Memoria esiste dal 1980.

    Voir la réponse
    Réponse : Faux

    È fissata per legge dal 2000.

  4. Question 4 · Choix multiple

    Chi è Liliana Segre?

    • A. Una scrittrice
    • B. Una sopravvissuta senatrice a vita
    • C. Una politica
    • D. Una regista
    Voir la réponse
    Réponse : Una sopravvissuta senatrice a vita
  5. Question 5 · Question ouverte

    Perché è importante ricordare la Shoah oggi?

🇮🇹 Note culturelle

Les « pietre d'inciampo » (pierres d'achoppement, en allemand « Stolpersteine ») sont un projet de l'artiste allemand Gunter Demnig, lancé en 1992. Aujourd'hui 90 000 à travers l'Europe, dont 1 200 en Italie. Chaque pierre porte le nom, dates et sort d'une victime. Liliana Segre (née 1930) a survécu à Auschwitz. Matricule 75190. Depuis 2018, sénatrice à vie. Elle reçoit 150 lettres de menaces par jour — est sous protection policière. Son courage à témoigner jusqu'à ses 90+ ans est exemplaire.

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