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B2🏛️ Histoire 280 mots 9 min

Les années de plomb

Gli anni di piombo

Dal 1969 al 1988, l'Italia visse una stagione di terrore politico: attentati, stragi, omicidi. Una ferita ancora aperta.

Le texte

🇮🇹 Italien
Con l'espressione « anni di piombo » si indica il periodo tra la fine degli anni Sessanta e gli anni Ottanta, quando l'Italia fu colpita da un'ondata di terrorismo politico. La violenza veniva da due direzioni opposte. I terroristi di destra (neofascisti) organizzavano stragi contro civili innocenti, per creare paura e spingere verso un governo autoritario. La strage più grave fu a Bologna, nel 1980: una bomba alla stazione uccise ottantacinque persone. Prima ancora, nel 1969, la bomba di Piazza Fontana a Milano aveva ucciso diciassette persone. Dall'altra parte, i terroristi di sinistra — Brigate Rosse, Prima Linea — rapivano, gambizzavano o uccidevano politici, giudici, giornalisti e imprenditori. Il caso più famoso fu il rapimento di Aldo Moro, presidente della Democrazia Cristiana, nel marzo 1978. Dopo cinquantacinque giorni di prigionia, Moro fu ucciso. Il suo corpo fu ritrovato nel bagagliaio di un'auto in centro a Roma. L'Italia rimase traumatizzata. Le vittime furono migliaia: circa quattrocento morti e migliaia di feriti. Tra i nomi più importanti: il giornalista Carlo Casalegno, il giudice Vittorio Bachelet, il sindacalista Guido Rossa. Il clima era pesantissimo. Molti italiani vivevano con paura. Le città mostravano poster con volti di terroristi ricercati. Le strade erano piene di polizia. I giornali scrivevano ogni giorno di nuove violenze. Gli anni di piombo finirono progressivamente negli anni Ottanta, grazie a una combinazione di azioni di polizia, leggi speciali, e dissociazione di alcuni ex-terroristi. Ma le ferite restano aperte. Molti misteri non sono ancora stati risolti: chi ordinò davvero le stragi? Chi protesse i colpevoli? Il dibattito continua ancora oggi.
🇫🇷 Traduction
Avec l'expression « années de plomb » on désigne la période entre la fin des années soixante et les années quatre-vingt, quand l'Italie fut frappée par une vague de terrorisme politique. La violence venait de deux directions opposées. Les terroristes de droite (néofascistes) organisaient des massacres contre des civils innocents, pour créer la peur et pousser vers un gouvernement autoritaire. Le massacre le plus grave fut à Bologne, en 1980 : une bombe à la gare tua quatre-vingt-cinq personnes. Avant encore, en 1969, la bombe de la Piazza Fontana à Milan avait tué dix-sept personnes. De l'autre côté, les terroristes de gauche — Brigades Rouges, Prima Linea — enlevaient, « gambizzavano » (tiraient dans les jambes) ou tuaient politiciens, juges, journalistes et entrepreneurs. Le cas le plus célèbre fut l'enlèvement d'Aldo Moro, président de la Démocratie Chrétienne, en mars 1978. Après cinquante-cinq jours de détention, Moro fut tué. Son corps fut retrouvé dans le coffre d'une voiture au centre de Rome. L'Italie resta traumatisée. Les victimes furent des milliers : environ quatre cents morts et des milliers de blessés. Parmi les noms les plus importants : le journaliste Carlo Casalegno, le juge Vittorio Bachelet, le syndicaliste Guido Rossa. Le climat était très lourd. Beaucoup d'Italiens vivaient avec peur. Les villes montraient des affiches avec les visages de terroristes recherchés. Les rues étaient pleines de police. Les journaux écrivaient chaque jour de nouvelles violences. Les années de plomb finirent progressivement dans les années quatre-vingt, grâce à une combinaison d'actions de police, de lois spéciales, et de dissociation de certains ex-terroristes. Mais les blessures restent ouvertes. Beaucoup de mystères n'ont pas encore été résolus : qui ordonna vraiment les massacres ? Qui protégea les coupables ? Le débat continue encore aujourd'hui.

Vocabulaire-clé

gli anni di piombo(m)
les années de plomb
il terrorismo(m)
le terrorisme
l'ondata(f)
la vague
il neofascista(m)
le néofasciste
la strage(f)
le massacre
autoritario
autoritaire
la bomba(f)
la bombe
le Brigate Rosse(f)
les Brigades Rouges
rapire
enlever / kidnapper
gambizzare
tirer dans les jambes
il giudice(m)
le juge
la prigionia(f)
la détention
il bagagliaio(m)
le coffre
traumatizzato
traumatisé
la vittima(f)
la victime
il sindacalista(m)
le syndicaliste
la dissociazione(f)
la dissociation

Exercices de compréhension

  1. Question 1 · Choix multiple

    Quante persone morirono nella strage di Bologna?

    • A. 30
    • B. 50
    • C. 85
    • D. 200
    Voir la réponse
    Réponse : 85
  2. Question 2 · Choix multiple

    Chi fu rapito dalle Brigate Rosse nel 1978?

    • A. Aldo Moro
    • B. Andreotti
    • C. Berlusconi
    • D. Fanfani
    Voir la réponse
    Réponse : Aldo Moro
  3. Question 3 · Vrai/Faux

    Il terrorismo veniva solo dalla sinistra.

    Voir la réponse
    Réponse : Faux

    Veniva da destra (stragi) e sinistra (omicidi politici).

  4. Question 4 · Choix multiple

    Quanti giorni durò il rapimento di Moro?

    • A. 15
    • B. 35
    • C. 55
    • D. 75
    Voir la réponse
    Réponse : 55
  5. Question 5 · Question ouverte

    Perché è importante studiare questo periodo della storia italiana?

🇮🇹 Note culturelle

L'assassinat d'Aldo Moro (9 mai 1978) est l'événement le plus traumatisant de l'Italie républicaine. Le film « Buongiorno notte » de Marco Bellocchio (2003) le raconte du point de vue d'une militante. La strage di Bologna reste partiellement impunie : les commanditaires de l'attentat n'ont jamais été identifiés. Théories du complot : implication de services secrets italiens, CIA, logiciels P2. En 2023, nouvelle commission parlementaire d'enquête ouverte — 43 ans après.

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